Postes-clefs de l'UE : nouveau round pour les 28
La nuit a été aussi courte que la journée risque d’être longue pour les chefs d’État et de gouvernement européens réunis à Bruxelles. Depuis dimanche, matin, midi et soir, le menu est toujours le même : désigner les titulaires des cinq postes clés de l'UE pour les cinq prochaines années. Pour prendre la tête de la Commission européenne par exemple, Frans Timmermans apparaît le mieux placé enfin sauf pour l’Italie qui refuse de remettre le couvert avec un Spitzenkandidat. " Placer Timmermans à la présidence de la Commission, c’est renouer avec le système du spitzenkandidat. Une méthode que nous avons abandonnée car elle ne fonctionnait pas. Et on nous propose de recommencer et en plus d'accepter des nominations qui n’ont même pas été décidées ici. L'Italie ne peut pas accepter ça ", a martelé Giuseppe Conte, le Premier ministre italien. Outre l’Italie Frans Timmermans doit aussi compter avec l'hostilité des quatre pays membres du groupe de Visegrád, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République Tchèque qui lui reprochent ses critiques contre leurs manquements à l'Etat de droit, et les procédures enclenchées à ce titre contre Varsovie et Budapest. Présidence de la Commission européenne, mais aussi du Conseil européen, de la Banque centrale européenne ou de la diplomatie sont autant de postes à pourvoir.  Les 28 de l'UE doivent tomber d'accord sur leur nouvelle équipe dirigeante, s'accorder sur des noms qui doivent respecter des équilibres géographiques, politiques et de parité. Et ils doivent y arriver avant l’élection du nouveau président du Parlement. Elle aura lieu mercredi à Strasbourg.