Un G7 critiqué par la délégation de Donald Trump, deux visions s'affrontent
Quand est-ce qu'un sommet du G7 cesse d'être un sommet du G7 ? Quand l'hôte invite une douzaine d'autres chefs d'Etat à la fête ... C'est l'une des critiques de la délégation américaine envers le président français Emmanuel Macron, accusé de s'être éloigné des sentiers battus et de s'être fixé un agenda de "niches" au lieu de s'en tenir à l'économie mondiale. Et la venue surprise du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à Biarritz n'a fait qu'accroître cette irritation. L'initiative diplomatique de Macron a déstabilisé les Américains. Il n'est pas évident de dire si les efforts du dirigeant français pour apaiser les tensions entre Washington et Téhéran ont eu un effet... Même si cela valait la peine d'essayer comme l'a souligné Javad Zarif. En parallèle, Donald Tusk, président du conseil européen et Boris Johnson, premier ministre britannique, auraient réussi à aplanir les choses entre eux après des échanges tendus la semaine dernière à propos du Brexit, du Backstop nord-irlandais et de l'éventuel no-deal... Mais aucune avancée réelle en vue, juste d'aimables mots.   Et Boris Johnson en a aussi profité pour faire du charme à l'autre Donald... Il espère nouer des relations commerciales privilégiées avec Washington pour amortir le choc du Brexit. L'imprévisible Trump l'a appuyé : "Il y aura un accord commercial très important, plus important que jamais avec le Royaume-Uni. Et maintenant, ou à un moment donné, ils n'y aura plus l'obstacle. Les Britanniques n'auront plus d'ancre autour de la cheville." A l'agenda du G7 du président français, cette rencontre aussi avec plusieurs dirigeants africains avec qui il a notamment discuté des inégalités... Et puis les incendies en Amazonie ont bien été évoqués, ce qui a provoqué une crise avec le Brésil, mais aucune mesures concrètes ne sont sorties du G7 pour l'instant. Plusieurs dirigeants doivent tenir des points presse dans l'après-midi pour clore le sommet, mais, comme prévu, il n'y aura pas de déclaration commune finale. Cela n'aurait aucun sens selon le président français.