« On fait tout ce qu'on peut, et là, Renault veut nous lâcher ? »
En France, la mobilisation s'organise chez les ouvriers de Renault à Maubeuge , dans le nord du pays. Ce vendredi, ils apprenaient avec consternation que le groupe prévoyait de fermer leur usine. Ce samedi, ils ont organisé une marche pour réclamer le maintien du site. En tête du cortège, aux côtés des leaders syndicaux, il y avait plusieurs élus locaux. Il faut dire que l'impact économique est énorme : plus de 2000 personnes sont employées dans cette usine Renault de Maubeuge. « On est les "Chinois" du groupe Renault, c'est ce qu'on nous dit, lâche un ouvrier en colère. On fait tout ce qu'on peut, et là, Renault veut nous lâcher ? C'est un sentiment de foutage de gueule ! » « Moi, je suis triste, ajoute une autre employée de l'usine. On aurait jamais penser à ça il y a 20 ans, même hier. Hier, je n'y croyais pas ! » Mobilisation à Barcelone La mobilisation s'organise aussi à Barcelone en Espagne. Là bas, c'est l'usine Nissan qui est condamnée. Et comme à Maubeuge en France, ce sont des milliers de familles qui sont impactées. Le prêt de 5 milliards L'alliance Renault-Nissan a présenté plus tôt dans la semaine une nouvelle stratégie visant à diminuer les coûts, afin de rester compétitif. Il s'agit de produire moins et différemment. Et cela passe par une redéfinition des sites de production. La colère des salariés de Renault est d'autant plus vive que la marque au losange s'est vu promettre un prêt garanti par l'Etat français de 5 milliards d'euros.