Prix de l'énergie, Pologne ... Les 27 affichent leurs divergences au sommet européen
C'est le dernier sommet européen pour la Chancelière Allemande Angela merkel. Hier, les dirigeants ont quitté la table des négociations avec deux questions en suspend. Faut-il se montrer ferme ou dialoguer avec Varsovie? Bruxelles a fait le choix de tempèrer. Pour le moment, la Commission ne prendra aucune mesure contre la Pologne, en espérant que le pays agisse. Autrement dit, qu'il reconnaisse le droit Européen comme supérieur au sien. « Mon message à notre collègue polonais était de dire : « N'attendez pas l'action de la Commission européenne, vous pouvez agir vous-même et ne pas attendre que la Commission donne des résultats »., précise Alexander De Croo, Premier Ministre Belge L'envolée des prix de l'énergie fait débat Les Vingt-Sept ont salué les outils "utiles" proposés par la Commission pour amortir l'envolée des prix (rabais fiscaux, aides aux ménages...). Tout était bien parti mais premier ministre tchèque, Andrej Babiša, tout simplement bloqué momentanément l'adoption des conclusions sur le sujet. Il dénonce la "spéculation" de certains états sur le marché du carbone européen. Selon les experts, ce dernier ne représente qu'un 1/5e de la hausse des prix de l'électricité. L'Espagne, soutenue par la France, appelle à des «mesures exceptionnelles» comme l'achat conjoint de gaz pour créer des réserves stratégiques ou la réforme du marché de l’électricité. Le sommet se poursuit aujourd'hui . Au menu des discussions, la question des migrations, en particulier avec le Bélarus, accusé d'organiser un afflux de migrants aux frontières de l'UE, en représailles de sanctions adoptées par les européens.